Airscable

Politique de confidentialité

Dernière mise à jour : 3 septembre 2026

Airscable synchronise une base Airtable avec votre base PostgreSQL. Vos données métier restent donc chez vous, des deux côtés. Cette page dit précisément ce qui, malgré cela, transite ou séjourne chez nous — parce que « nous ne stockons rien » serait faux.

1. Qui est responsable

Airscable est édité par BIENFAIT, société par actions simplifiée (SAS), immatriculée au RCS de Paris sous le numéro SIREN 921 822 201, dont le siège social est situé 39 rue de la Gare de Reuilly, 75012 Paris, France.

Pour toute question relative à vos données, ou pour exercer les droits décrits au point 8 : notifications@airscable.com.

2. Le principe, avant le détail

Airscable recopie les enregistrements d’une base Airtable dans des tables d’une base PostgreSQL dont vous êtes propriétaire, et répercute dans l’autre sens les écritures faites côté PostgreSQL.

Le contenu de vos enregistrements réside dans votre espace Airtable et dans votre base PostgreSQL. Airscable est un tuyau, pas un entrepôt : il fait passer vos données, il ne les collectionne pas. Les deux exceptions à cette phrase sont énumérées aux points 3.4 et 3.5, et il n’y en a pas d’autre.

3. Ce que nous traitons

3.1 Données de compte

L’adresse e-mail de la personne qui se connecte, le nom de l’espace de travail, et les sessions ouvertes.

L’authentification est sans mot de passe : nous envoyons un lien de connexion à usage unique. Nous ne détenons donc aucun mot de passe de compte Airscable, ni son empreinte.

3.2 Identifiants d’accès à vos systèmes

Pour faire son travail, Airscable détient deux secrets qui vous appartiennent :

  • le jeton d’autorisation Airtable obtenu par OAuth, limité aux permissions que vous avez accordées sur l’écran de consentement d’Airtable ;
  • le mot de passe du rôle PostgreSQL que vous nous confiez.

Les deux sont chiffrés au repos (voir le point 6). Le mot de passe PostgreSQL n’est jamais relu vers votre navigateur : il ne peut qu’être remplacé.

L’hôte, le port, le nom de la base et le nom du rôle PostgreSQL sont conservés en clair. Ce ne sont pas des secrets, et l’interface doit pouvoir vous les montrer pour que vous sachiez où vous écrivez.

3.3 Structure de vos bases

Les noms de vos tables et de vos champs, leurs types, et la correspondance que vous avez établie entre Airtable et PostgreSQL. Airscable en a besoin pour créer les tables miroir et traduire les types. Pour les champs à choix, cela inclut la liste de leurs options — un nom d’option est une valeur possible, pas une valeur observée.

3.4 Journal de synchronisation

Chaque opération laisse une ligne : la date, le sens, l’identifiant de l’enregistrement Airtable concerné, l’opération, son résultat, et les identifiants des champs modifiés.

Le journal ne porte pas le contenu de vos cellules. Il dit « le champ Montant a changé sur l’enregistrement recXXXXXXXX », pas ce qu’il contient. C’est une règle d’architecture, pas un réglage.

Une exception, explicite : chaque connexion porte une option « journaliser les valeurs », désactivée par défaut. Si vous l’activez, le journal de cette connexion enregistre aussi les valeurs, pour la durée réduite indiquée au point 5. Vous seul décidez de l’activer.

3.5 Enregistrements en échec

Quand une écriture échoue définitivement, la donnée nécessaire pour la rejouer est conservée, chiffrée, jusqu’à ce que le rejeu réussisse ou que vous supprimiez la connexion. Sans elle, un échec serait une perte de données silencieuse.

C’est le seul endroit du produit où le contenu d’un de vos enregistrements séjourne chez nous, et c’est toujours celui d’un enregistrement qui n’est pas passé.

3.6 Journal des actions humaines

Les actions de compte — connexion, ajout ou révocation d’identifiants, modification d’une correspondance, lancement d’un import, rejeu — sont tracées séparément, avec leur auteur. Ce journal ne contient jamais de secret.

4. Ce que nous ne faisons pas

  • Nous ne vendons ni ne louons aucune donnée, à personne.
  • Nous ne faisons aucun profilage publicitaire, et n’utilisons vos données pour aucune finalité autre que faire fonctionner le service et vous prévenir quand il s’arrête.
  • Nous n’entraînons aucun modèle sur vos données.
  • Nous ne lisons pas vos enregistrements en dehors du transit qui les recopie d’un côté à l’autre.
  • L’application web — celle qui répond à votre navigateur — ne se connecte jamais à votre base de données. Seul le processus de synchronisation le fait. Unique exception : le test de connexion de l’installation, qui ouvre une connexion, lit la version de PostgreSQL et vos droits, et aucune donnée.
  • Airscable n’écrit dans votre PostgreSQL que dans les tables qu’il a lui-même créées, préfixées airscale_, et ne modifie jamais la structure de votre base Airtable.
  • Aucun traceur, aucune mesure d’audience, aucun cookie publicitaire — ni sur ce site, ni dans l’application.

5. Durées de conservation

DonnéeDurée
Journal de synchronisation (3.4)30 jours, purge automatique par partitions journalières
Journal avec valeurs, si vous l’activez (3.4)7 jours
Enregistrements en échec (3.5)jusqu’au rejeu réussi, ou à la suppression de la connexion
Journal des actions humaines (3.6)conservé tant que le compte existe, et supprimé avec lui
Identifiants d’accès (3.2)jusqu’à leur révocation par vous, ou à la suppression du compte
Structure des bases (3.3)tant que la connexion existe
Sessionsexpiration glissante de 30 jours, révocables à tout moment
Liens de connexionvalables 15 minutes, utilisables une seule fois
Sauvegardes de la base de contrôle14 jours — au-delà, une donnée supprimée n’est plus nulle part

Supprimer une connexion supprime son journal, ses correspondances et ses enregistrements en échec. Supprimer le compte supprime l’ensemble, sans délai, dans la base de contrôle.

Ce qu’Airscable ne supprime pas : les tables miroir déjà créées dans votre PostgreSQL. Elles sont chez vous, elles vous appartiennent, et c’est à vous de décider de leur sort. L’application vous fournit le SQL pour les retirer.

6. Sécurité

  • Chiffrement des secrets au repos : AES-256-GCM, avec authentification du chiffré. La clé maître ne se trouve que sur le serveur, jamais dans le code ni dans un dépôt.
  • Chiffrement en transit : HTTPS pour l’application, et TLS obligatoire vers votre PostgreSQL — require au minimum, verify-full proposé par défaut.
  • Aucun secret dans les journaux techniques. Chaînes de connexion, mots de passe, jetons OAuth et secrets de signature passent par un filtre de caviardage avant toute écriture de journal ou tout envoi d’e-mail. Les messages d’erreur ne reproduisent pas de fragment de requête.
  • Authentification sans mot de passe, lien à usage unique, débit borné par adresse. Les sessions sont adossées à la base et révocables : un cookie volé se coupe côté serveur.
  • Cloisonnement : l’application web ne peut pas atteindre vos bases de données (point 4).
  • Cookie de session httpOnly, Secure, SameSite=Lax. C’est le seul cookie que l’application dépose.

7. Sous-traitants

Sous-traitantRôleCe qu’il voit
Hostinger International Ltd.
(Allemagne)
Hébergement du serveur et de la base de contrôletout ce que décrit le point 3
Brevo
(Sendinblue SAS, France)
E-mails transactionnelsvotre adresse e-mail, le contenu des liens de connexion et des alertes de panne
Airtable, Inc.
(États-Unis)
Source et destination de la synchronisationvos bases, selon les permissions que vous avez accordées

Votre propre hébergeur PostgreSQL — Supabase, Neon, ou le vôtre — n’est pas notre sous-traitant : c’est votre infrastructure, sous votre contrat. Aucun autre tiers ne reçoit vos données.

Transferts hors Union européenne

Nos serveurs et notre base de contrôle sont hébergés en Allemagne, et nos e-mails partent d’un prestataire français. Aucun traitement que nous opérons ne sort de l’Union européenne.

Reste Airtable, établi aux États-Unis. Ce transfert-là préexiste à Airscable : vos données sont déjà chez Airtable, c’est vous qui les y avez mises, et notre lecture n’ajoute aucune destination. Il relève de votre relation contractuelle avec Airtable, à laquelle nous ne nous substituons pas. Si vous devez documenter ce transfert, c’est l’accord de traitement d’Airtable qui en porte le mécanisme.

8. Vos droits

Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement, de limitation, d’opposition et de portabilité sur vos données personnelles. Écrivez à notifications@airscable.com : nous répondons dans un délai maximum d’un mois. Vous pouvez également introduire une réclamation auprès de la CNIL.

Une bonne partie de ces droits s’exerce d’ailleurs sans nous écrire : l’application permet de révoquer une autorisation Airtable, de remplacer un mot de passe PostgreSQL, de supprimer une connexion avec son journal, et de fermer les sessions ouvertes.

9. En cas d’incident

En cas de violation de données susceptible d’engendrer un risque pour vos droits, nous notifions la CNIL dans les 72 heures conformément à l’article 33 du RGPD, et nous vous en informons sans délai injustifié — avec ce que nous savons, y compris quand ce n’est pas encore complet.

10. Modifications

Toute modification de cette politique est publiée sur cette page avec sa date. Un changement qui élargit les finalités ou allonge les durées de conservation vous est notifié par e-mail avant son entrée en vigueur.